Pays-de-la-Loire, un meurtre résolu très rapidement

Pays-de-la-Loire, un meurtre résolu très rapidement



Fin novembre 2012, un cadavre carbonisé est découvert dans un véhicule incendié à MORTAGNE-SUR-SEVRE (85 - Vendée). L'autopsie permet d'établir que la victime était morte par balle avant d'être brulée...

Le 25 novembre, la brigade de MORTAGNE-SUR-SEVRE (85) est sollicitée par le CODIS, pour un incendie de véhicule dans une ruelle du centre-ville. Dans le coffre, les sapeurs pompiers ont découvert un corps. Les constatations du médecin légiste laissent supposer que l'homme serait décédé par arme à feu avant d'être brulé. Le parquet décide l'ouverture d'une enquête pour homicide volontaire. D'importants moyens sont engagés : jusqu'à 25 militaires de la section de recherche d'ANGERS (49 - Maine-et-Loire), 7 du GOS de NANTES (44 - Loire-Atlantique), jusqu'à 40 personnels du groupement, les CIC85, le Détachement aérien (DAG) de SAINT-NAZAIRE (44) avec l'hélicoptère, la Brigade Nautique de SAINT-GILLES (85) et les plongeurs de la BFN.

Selon les premières investigations, le propriétaire du véhicule ne demeure pas à l'adresse indiquée sur la carte grise (domicile du père). Celui-ci indique que son fils est sans domicile fixe, qu'il ne l'a pas vu depuis plusieurs jours et qu'il ne répond plus sur son téléphone portable. L'autopsie identifie la victime comme étant effectivement le fils, propriétaire du véhicule, décédé d'une balle dans la tête et d'une autre dans le thorax.

Plusieurs individus sont ciblés. Le commissariat de la ROCHE-SUR-YON (85) donne alors aux enquêteurs un renseignement déterminant pour la poursuite de l'affaire et permet ainsi d'accélérer l'enquête. Le renseignement est conforté par la découverte, dans un canal, d'une partie d'une carabine correspondant à celle décrite.

Le 9 décembre, aux HERBIERS et à MORTAGNE-SUR-SEVRE, une opération permet de récupérer les 15 objectifs fixés en mobilisant - en plus des personnels déjà engagés - 39 enquêteurs du groupement de la Vendée, 12 de la SR et 7 du GOS, 6 techniciens d'identifications criminelles, 2 coordinateurs criminalistiques, les PSIG de LA ROCHE-SUR-YON, LES SABLES D'OLONNE et FONTENAY-LE-COMTE ainsi qu'une section du GIGN.

Les premières auditions font ressortir une affaire de stupéfiants. Incapable de régler une dette de 16 000 € à la victime, les assassins présumés auraient décidé de tuer cette dernière en l'attirant dans un guet-apens. Un des hommes devant retrouver la victime dans des toilettes publiques où un complice l'abattrait. Le corps est déposé dans le coffre, puis amené à l'endroit où la voiture sera incendiée. Un troisième individu vient les récupérer. Ils se débarrassent ensuite de l'arme et retournent nettoyer les traces de sang.

Une enquête est encore en cours, concernant la saisie incidente pour trafic de stupéfiants dans cette affaire.

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