ADN

ADN

adn-2.jpgLa communauté scientifique a célébré en 2008 le 55e anniversaire de la publication de la découverte de la structure de la molécule d’ADN (acide désoxyribonucléique), l’une des plus importantes découverte du XXe siècle.

 

Depuis 1953, les recherches sur l’ADN ont connu bien des progrès et des rebondissements. Dans le domaine médical tout d’abord avec la mise au point de tests de dépistages beaucoup plus fiables pour les maladies les plus courantes comme pour les maladies génétiques rares, ainsi qu’avec la fabrication de vaccin ou de médicaments à base de protéines fabriquées par génie génétique. De même, dans le monde de l’agro-alimentaire, une révolution est en marche avec le développement des Organismes génétiquement modifiés, connus sous le sigle OGM.

Enfin, depuis la découverte du concept d’identification d’un individu grâce à son ADN par Sir Alec JEFFREYS en 1985, on a assisté à une montée en puissance de la preuve scientifique dans le domaine des sciences criminelles, à tel point qu’il paraît aujourd’hui inconcevable de mener une enquête sur un crime sans avoir recours à cet outil dont les évolutions ne cessent d’étonner.

En effet, l’arrivée de la génétique dans les laboratoires de sciences judiciaires a permis de passer de l’empreinte digitale à l’échelon moléculaire pour identifier un individu. Ceci a permis aux enquêteurs d’élucider un plus grand nombre d’affaires, plus rapidement, tant il est délicat pour un malfaiteur de contrôler les traces laissées sur une scène de crime à l’échelle de la molécule. Un nouveau bond a été franchi en 1997 avec la création du fichier national automatisé des empreintes génétiques, permettant de rapprocher et d’élucider un plus grand nombre de crimes et de délits.

Depuis la création de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) en 1987, la gendarmerie s’est maintenue à la pointe dans le domaine des empreintes génétiques afin d’offrir aux enquêteurs et aux magistrats un plateau technique complet, leur permettant d’exploiter, dans un même laboratoire et sans perte de temps, des indices tant sur le plan des empreintes génétiques que dans tous les autres domaines de la criminalistique. Aujourd’hui, la génétique criminalistique ne cesse de progresser et l’éventail des techniques à la disposition des magistrats s’élargit d’année en année. Ainsi, il existe désormais une technique destinée à révéler le profil génétique à partir d’un ADN dégradé (immersion, exposition aux intempéries, etc.), une autre permet de révéler spécifiquement un profil génétique masculin (utilisée dans les cas de viols), et les matériels deviennent de plus en plus sensibles permettant d’accéder à des résultats en matière d’empreintes génétiques encore inaccessibles il y a quelques années.

Les dix années qui viennent connaîtront certainement l’avènement de progrès spectaculaires dans le domaine de la génétique. Au niveau des sciences criminelles, il y a fort à parier que les futurs blocages seront éthiques et non pas scientifiques, tant les progrès sont rapides et difficiles à assimiler pour une société dans laquelle le choc du futur est désormais plus qu’un concept.

 

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