La Garde Républicaine

La Garde Républicaine


images-27.jpgPrésentation :

La Garde républicaine, commandée par un général de division, comprend deux régiments d’infanterie, un régiment de cavalerie, un état-major et des formations musicales (orchestre et chœur de l’armée française).

Le 1er  régiment d’infanterie, implanté principalement principalement à Nanterre, s’articule en trois compagnies de sécurité et d’honneur (CSH), une compagnie de sécurité de la présidence de la République (CSPR), un escadron motocycliste et la musique de la Garde Républicaine.

Le 2e  régiment d’infanterie, dont l’état-major est implanté à la caserne Kellermann (Paris), se compose de quatre compagnies de sécurité et d’honneur (CSH), d' une compagnie de sécurité de l'Hôtel Matignon (CSHM) et de la compagnie de sécurité des palais nationaux (CSPN).

Le régiment de cavalerie s’articule en  trois escadrons de marche, un escadron hors rang ainsi qu’un centre d’instruction. L’escadron hors rang comprend, notamment, une fanfare de cavalerie, un service vétérinaire et desmaréchaux-ferrants.

Enfin, l’état-major dispose d’un bureau des opérations et de l’emploi, d’un bureau des ressources humaines et des services logistiques qui comprennent, en particulier, des ateliers de tradition (sellerie, armurerie et costumes d’époque).

Organigramme :

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Les quartiers et casernes :

  • Quartier des Célestins (Paris) 
  • Quartier Schomberg (Paris)
  • Quartier Carnot (Paris)
  • Quartier Goupil (Saint-Germain-en-Laye) 
  • Quartier de Saint-Maurice (Saint-Maurice)
  • Quartier de Nogent (Fontenay-sous-Bois) 
  • Caserne Babylone (Paris)
  • Caserne de la Banque (Paris) 
  • Caserne Monge (Paris)
  • Caserne Nouvelle France (Paris)
  • Caserne Penthièvre (Paris)
  • Caserne Tournon (Paris)
  • Caserne Vérines (Paris)
  • Caserne Kellermann (Paris)
  • Caserne Rathelot (Nanterre)
  • Caserne de Rose (Dugny)
 
Les missions :

La Garde républicaine constitue un élément essentiel au bon fonctionnement des institutions, en assurant ses missions de sécurité publique et de représentation protocolaire.

Assurer le protocole militaire de l'État :

Le protocole militaire est fortement ancré dans la tradition nationale et il revient à la Garde républicaine de l'assurer lorsque le Président de la République ou des chefs d'État étrangers y sont associés.

Il prend la forme de services à pied et d'escortes d'honneur à cheval ou à moto, notamment sur l’esplanade des Invalides et sur les Champs-Elysées.

La musique de la Garde et la fanfare de cavalerie sont spécialement chargées de rehausser l’éclat des cérémonies officielles.

La Garde rend également les honneurs aux présidents des deux assemblées parlementaires à l'ouverture de chaque séance.

Assurer la sécurité des palais nationaux :

La Garde républicaine participe au fonctionnement régulier des institutions en assurant la sécurité des hauts lieux gouvernementaux et en contribuant sous réquisition permanente à celle des assemblées parlementaires. Le 1er régiment d'infanterie se consacre à la sécurité de l'Élysée (contrôle des entrées, rondes périmétriques) tandis que le 2e régiment d'infanterie assume les mêmes charges à Matignon, au Quai d'Orsay, à l’hôtel Beauvau, à l'hôtel de Brienne ainsi qu'au Palais Bourbon, au palais du Luxembourg et au Conseil constitutionnel.

Particularité parisienne, la Garde contribue aussi à la sécurité du Palais de justice. Il n'est pas exceptionnel que des gardes républicains soient dépêchés temporairement dans des ambassades lorsque la situation locale exige que leur sécurité soit renforcée.

Ces missions mobilisent quotidiennement 900 gendarmes qui bénéficient d'une formation adaptée au tir et à la maîtrise des individus. Parmi eux, les tireurs d’élite, qualifiés annuellement par le GIGN, sont dotés de fusils de précision pour s'opposer à d'éventuels tireurs embusqués.

Contribuer à la sécurité publique générale :

Force polyvalente, la Garde républicaine met quotidiennement ses compétences techniques particulières au service de la sécurité publique générale.

Les sept pelotons d'intervention de l'infanterie sont fréquemment sollicités par les unités territoriales d'Ile-de-France et par des offices centraux, en cas d'interpellation à risque ou d’escorte de détenus. Leur haut degré d'entraînement les rend aptes à remplir des missions éprouvantes comme la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane.

Les motocyclistes de la Garde assurent de nombreuses escortes de convois sensibles et sécurisent les épreuves cyclistes majeures, au premier rang desquelles figure le Tour de France depuis 1953.

Les trois pelotons de surveillance et d'intervention à cheval développent de nouveaux savoir-faire en police montée.

Une quarantaine de cavaliers sont employables par la préfecture de Police de Paris, dans le cadre de patrouilles urbaines ou d'appui des forces mobilesautour des stades. Plus largement, ils constituent une réserve d'intervention à disposition des autorités de sécurité publique sur l'ensemble du territoire dans les contextes et sur les terrains où la composante équestre apporte une plus-value : recherche de personne en milieu forestier, surveillance de zones difficiles d'accès, sécurité de grands rassemblements ou de secteurs touristiques.

Contribuer au rayonnement international de la France :

Parce qu'elle incarne un prestige certain, la Garde républicaine constitue un vecteur de rayonnement à la disposition des plus hautes autorités de l'Etat. A cet effet, elle abrite dans ses rangs deux formations musicales de très haut niveau et capable d'interpréter les œuvres majeures du répertoire classique : l'Orchestre symphonique et le Chœur de l'Armée française.

D'autre part, ses compétences équestres intéressent de nombreux pays étrangers et sont à la source d'accords bilatéraux pour la formation de cavalier ou la création d'unités complètes.

Besoin de renseignements ?

Pour toute demande de renseignements, vous pouvez contacter la section communication de la Garde républicaine :

secrétariat : 01 58 28 20 72

mail : contact.garderepublicaine@gendarmerie.interieur.gouv.fr

L'Histoire :

La Garde républicaine est l'héritière de tous les corps militaires qui, depuis les premiers rois francs, ont assuré la protection de la cité, la sécurité des institutions et les honneurs pour les hautes autorités de l'État. Ainsi, des sergents d'armes à la Garde républicaine d'aujourd'hui, plus de 60 corps se sont succédés sous les différents régimes.

L’usage de donner au Guet royal l’appellation de Garde de Paris apparaît pour la première fois au XVIIIIe siècle. En 1789, la Garde de Paris est dissoute et ses éléments sont versés dans la Garde nationale. L’arrêté du 12 vendémiaire an XI crée la Garde Municipale de Paris qui est formée de 180 cavaliers et de 2250 fantassins.

Dès 1805, la Garde de Paris participe aux campagnes de l'Empire. Pour Napoléon Ier, « une troupe chargée de maintenir l’ordre au dedans ne doit pas être privée de l’honneur de servir la grandeur de la Patrie au dehors. Elle ne reviendra que meilleure et plus respectée ».

En 1808, la Garde prend le pont d’Alcolea (Espagne), ouvrant ainsi à l’armée française la route de Cordoue. Le hasard veut que l’on retrouve à travers de telles victoires la symbolique de la ville de Paris, à laquelle la Garde de Paris est attachée : le navire et le pont.

En 1830, la Garde Municipale de Paris ressurgit pour être à nouveau dissoute lors des événements de février 1848. La Garde civique formée à cette occasion sera éphémère puisqu’en juin est constituée la Garde Républicaine de Paris. Elle comprend un régiment d’infanterie et un régiment de cavalerie. Par décret de Louis Napoléon Bonaparte, ce corps est intégré dans la Gendarmerie le 1er février 1849,

Sous le Second Empire, la Garde s’appelle Garde de Paris. En 1870, elle retrouve son titre de Garde Républicaine. Le 14 juillet 1880, la Garde Républicaine reçoit son drapeau et son étendard des mains du président Jules Grévy.

Pendant la « Grande Guerre », le tiers de ses effectifs va rejoindre le front pour combattre au sein des armées. Plus de deux cents gardes vont tomber au champ d’honneur. En 1926, le drapeau de l'infanterie et l’étendard de la cavalerie reçoivent la croix de chevalier de la Légion d’honneur des mains du président Gaston Doumergue.

Sous l’Occupation, des militaires de la Garde participent à la Résistance au sein de plusieurs réseaux dont le plus important fut le réseau « Saint-Jacques », sous l’autorité du chef d’escadron Jean Vérines qui sera fusillé en 1943 à Cologne. A la Libération, la Garde est reconduite dans ses missions d'avant-guerre et reprend l’appellation de « Garde Républicaine de Paris ».

Elle connaît sa plus récente réforme en 1979 sous l'impulsion donnée par le président de la République Valéry Giscard d'Estaing. Elle devient ainsi la « Garde républicaine », désormais composée d'un régiment de cavalerie et de deux régiments d'infanterie dont le premier compte dans ses rangs la musique d'infanterie et l'escadron motocycliste. La Garde conserve naturellement son orchestre, tandis qu'une formation musicale particulière est rattachée à la Garde en 1994: le Chœur de l'Armée française.

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