Le GIGN

Le GIGN


images-19.jpgLe Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) est un outil hautement spécialisé en matière de gestion de crise, d'intervention, d'observation/recherche et de sécurité/protection, dédié à la lutte contre le terrorisme, le grand banditisme et à la sécurité de certains intérêts vitaux de la nation, en France comme à l'étranger, mis à la disposition des plus hautes autorités de l'État.

Le GIGN est rattaché directement au directeur général de la gendarmerie nationale accentuant ainsi la réactivité indispensable aux unités spécialisées.

Commandé par un officier supérieur, s'appuyant sur deux états-majors (opérationnel et soutien) le GIGN s'articule autour de cinq forces :
 

- trois forces opérationnelles distinctes mais complémentaires : la force Intervention, la force Observation/Recherche et la force Sécurité/Protection ;
- une force Appui opérationnel regroupant des moyens techniques et des compétences transverses indispensables aux autres forces ; - une force Formation destinée à la formation interne et externe.

A l'issue d'une sélection unique et d'une formation initiale centrée sur le métier de l'intervention, l'ensemble des militaires rejoignent la force Intervention pour telechargement-9.jpgune affectation de 2 à 3 ans avant, le cas échéant, d'évoluer vers les autres forces.
 

L'organisation actuelle de cette unité permet, tout en préservant le niveau d'excellence et les capacités opérationnelles, de développer de nouveaux modes opératoire, de relever le défi des nouvelles menaces, de s'adapter à de nouveaux cadre d'emploi et de renforcer les mécanismes de coopération internationale.

Le GIGN est capable, sur des situations extrêmes, d'engager instantanément dans le dispositif d'intervention une force cohérente de 280 hommes hautement spécialisés.Le GIGN est en mesure de conduire à son niveau des actions complexes, mais aussi de participer à des opérations de grande ampleur, en coordination avec d'autre formations de la gendarmerie nationale, des services de la police nationale ou des unités des autres forces armées.

Les missions : 

Le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) est l’unité emblématique de la gendarmerie en matière d’intervention et, plus globalement, de gestion des situations d’exception nécessitant l’engagement d’hommes spécialement entraînés et équipés ou la mise en oeuvre de techniques ou de moyens spéciaux.

Les militaires du GIGN sont formés et équipés de moyens et armements spécifiques, très sophistiqués, pour accomplir leurs missions. Ils interviennent généralement pour des faits très graves : terrorisme, prises d’otages, arrestations de dangereux forcenés, émeutes dans les prisons, risques ou menaces sur des intérêts vitaux pour l’Etat, collecte de renseignements et suivi d’individus particulièrement dangereux (terrorisme, grand banditisme), etc. L’efficacité et la compétence du GIGN sont reconnues mondialement.

Le GIGN intervient  en premier sur les missions suivantes : 

  • Piratair : détournement d’avion ; 
  • Piratmer : détournement ou attaque de navire ; 
  • Piratome : attaque nucléaire ; 
  • Piratox : attaque chimique ou biologique ; 
  • Piratext : prises d’otages de ressortissants français à l’étranger ; 
  • mais également les neutralisations de forcenés, les arrestations de personnes dangereuses et armées.
 

Grâce à ses savoir-faire acquis dans le domaine de la protection  de personnalités (y compris à la protection du président de la République de 1983 à 2007), le GIGN assure, selon les circonstances, la protection des diplomates français dans les pays en guerre ou en crise grave (Irak, Afghanistan, Haïti, Côte d’Ivoire, etc).

Particulièrement aguerris mais travaillant toujours dans le cadre d’opérations de police, les hommes du GIGN sont capables de déployer des capacités, des moyens et des méthodes particulièrement élaborées, puisées dans les savoir-faire militaires, pour rechercher du renseignement  dans tous type de milieu : urbain/rural, bâti/non bâti, etc, capables de se fondre dans la ville comme dans la campagne.

Les moyens :

Le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) est doté d’armes et équipements les plus modernes. Ces derniers sont mis en oeuvre par l’ensemble des membres opérationnels mais également et plus particulièrement par la force “appui opérationnel” chez qui on retrouve différentes cellules toutes très spécialisées.

Section “Moyens Spéciaux” : 

La section des moyens spéciaux est un “outil extraordinaire” au service du GIGN. Car, de par ses innovations et ses mises en oeuvre de matériels très spéciaux, elle constitue “les yeux et les oreilles” de l’unité. Elle dispose de matériels, allant du mini-robot équipé d’une caméra au mini-drone en passant par des lunettes où s’affichent des informations et des micros de toutes sortes. Elle a en charge 3 missions :
- Acquisition technique du renseignement (détection, observation, écoute, suivi, etc.) ;
- Veille technique ;
- Recherche et développement, innovation.

Cellule “Tirs Spéciaux” : 

Avec plus de 60 armes de tir à longue distance identiques, à savoir des fusils Accuracy International AW en 308, 308 sub. et 338, et un pool conséquent de tireurs d’élite, le GIGN dispose d’une très grande capacité de tir à longue distance. Régulièrement, les équipes TE s’entraînent sous toutes les conditions et latitudes, des Alpes à Djibouti.

Cellule “Effraction chaude” : 

La cellule effraction est composé d’anciens opérationnels pour la plupart ayant suivi une formation approfondie Nedex. Ils partent en intervention, selon le choix tactique, avec une masse ou un pied de biche. Experts en explosifs, ils sont prêt à tout moment à faire “parler la poudre” en plaçant des charges explosives afin de permettre l’assaut du groupe d’intervention.

Cellule “Cynophile” : 

Le GIGN est l’une des rares unités au monde à posséder de réels chiens d’assaut capables d’accomplir des missions opérationnelles, que ce soit sous les explosions, les gazs, à partir d’hélicoptère et d’avion, etc.
Les chiens d’assaut, des bergers belges Malinois, sont rigoureusement sélectionnés à la suite de nombreuses épreuves, créant ainsi une complicité hors norme avec son maître, ce qui fait d’eux de véritables atouts en intervention.

Les spécialités :

On rencontre au GIGN un certain nombre de spécialités : plongeur, négociateur, contre-tireur, protection, chuteur, maître-chien, équipier, instructeur, etc.

Plongeur : 

Les opérations menées par les membres du GIGN nécessitent parfois l’emploi de plongeurs opérationnels. Les hommes sont capables d’utiliser le moyen subaquatique comme moyen de projection, ou de progression discrète. Les plongeurs du GIGN peuvent passer les habilitations de plongée avec recycleur d’air, ce qui permet de progresser sous l’eau sans pouvoir être repéré par les bulles en surface. Les plongeurs sont utilisés pour accéder à des navires et vérifier leur coque dans le cadre de missions de protection, ou encore pour se camoufler dans l’eau lors de missions d’observation-recherches.

Négociateur : 

Symbolique de la devise forte du GIGN : « Répondre à la force par la souplesse », le négociateur veut mettre fin à une crise en évitant tout épanchement de violence. Les négociateurs font partie des opérationnels du GIGN. Cela permet une meilleure synergie entre eux lors d’évènements graves. Les techniques de négociation sont inspirées de celles du FBI et ont été développées par les experts du GIGN. La formation au métier de négociateur se fait essentiellement en interne, que viennent compléter quelques stages.

Contre tireur : 

Tous les opérationnels du GIGN ont une formation initiale au tir à toutes armes. Cette formation comprend le tir à longue distance (tranche des 100 mètres jusqu’à 600 mètres). Certains se spécialisent au tir à très longue distance, avec des fusils permettant d'atteindre une cible à plus de 1km500. Tous visent le maximum de qualité, l’objectif étant « Point visé, point touché » à chaque coup. Le contexte urbain où sont amenés à évoluer les gendarmes du GIGN, avec la présence de civils voire d’otages, interdit bien sûr toute erreur de leur part.

Protection : 

La protection de personnalités est une des missions du GIGN, avec notamment lcelle de diplomates français en mission dans des pays jugés à risque (comme à Kaboul en Afghanistan jusqu’à 2003). Les gendarmes du GIGN chargés de cette mission sont rompus aux techniques de protection rapprochée, d’extraction en milieu hostile, aux sports de combat, à la maîtrise et la dissimulation de l’armement. Toujours discrets afin de ne pas gêner l’autorité qu’ils protègent, ils se tiennent prêts à intervenir au moindre incident.

Chuteur opérationnel : 

Formé par les troupes parachutistes de l’armée de terre à la chute en contexte opérationnel, les chuteurs qualifiés SOTGH (saut à ouverture à très grande hauteur) sont capables de s’infiltrer sous voile à plus de 30 kilomètres de leur point de largage, de nuit, muni de 50 kilos de matériel et de tout son armement, ce qui permet une infiltration discrète, rapide et efficace. L’infiltration aérienne se faisant plutôt en hélicoptère, le chuteur opérationnel est utilisé principalement en milieu naturel. Il rejoint son objectif par les airs puis vient s’enterrer près de lui, afin de recueillir du renseignement et d’être prêt à intervenir à tout moment.

Maître de chien : 

La Gendarmerie Nationale a fait le choix d’associer un chien à un seul maître, au contraire d’autres unités qui laissent plusieurs hommes s’occuper d’un même chien. Il existe au GIGN deux types de chiens, entraînés de manière totalement différente en fonction de leur mission: les chiens d’attaque et les chiens de recherche d’explosifs.

Equipier : 

Equipier est un terme générique qui désigne le gendarme du GIGN participant au premier plan aux opérations menées par son unité. Recruté sur des qualités physiques très exigeantes et une grande faculté de résistance, il est capable de réaliser sa mission sous tous les climats, dans les pays les plus sensibles, seul ou en équipe et toujours avec sang-froid et efficacité. Equipés des matériels et armements les plus perfectionnés, les gendarmes du GIGN se tiennent prêts à intervenir sur toute situation à n’importe quel moment du jour et de la nuit ; ils se maintiennent en forme tant physiquement que tactiquement par un entraînement quotidien.

Instructeur : 

Les instructeurs assurent une fonction primordiale au sein du GIGN. En effet, l’instruction fait partie intégrante de la veille opérationnelle des unités : lors des entraînements et des préparations de missions, les instructeurs forment et corrigent les opérationnels. Les instructeurs sont également sollicités lors des sélections pour organiser et sécuriser certaines épreuves, mais aussi pour la formation des nouvelles recrues, qui doivent apprendre à accomplir les missions de leur future unité.

Technicien : 

La section moyens spéciaux est une entité de la force d’appui opérationnel du GIGN. Le technicien de la S.M.S. est un spécialiste chargé de l’acquisition technique du renseignement. Engagé au cœur de l’action, il apporte un appui technique (audio, vidéo, suivi, détection, robotique…) aux trois autres forces opérationnelles de l’unité (Intervention, Observation et Protection). C’est un outil essentiel dans le renseignement à des fins d’action et dans l’aide à la décision pour le responsable des opérations. Parallèlement à ses activités opérationnelles, le technicien est un acteur engagé dans la recherche et le développement de solutions techniques innovantes.

Les entrainements :

Les femmes et les hommes du GlGN doivent être en excellente forme tant mentale que physique. 

Ils suivent donc un entraînement intensif à la fois individuel, semi-collectif et collectif mais sont également amenés à réaliser un certain nombre de stages et/ou formations en France ou dans le monde.

Entrainement Individuel: 

L’entraînement individuel dépend de chacun. Etant donné que tous pratiquent des activités physiques de haut niveau et en raison des contraintes opérationnelles (alertes, missions, etc), les hommes du GIGN ne peuvent le faire en même temps et au même endroit. Chacun pratique, à son gré, la musculation, la natation, le cyclisme ou le footing.
Il en est de même pour les sports de combat, comme les boxes anglaise, thaï ou américaine, le judo ou Krav Maga, qui occupent une grande place, et également mais surtout le tir.
Chaque élément peut se rendre, quand il le désire, au stand de tir (15, 25 et 50 mètres), ouvert 24 heures sur 24, pour tirer plusieurs boîtes de munitions. Chaque jour, il y a cent cartouches grillées par homme. Les SAS britanniques, pourtant avares de compliments, considèrent le GIGN comme la meilleure école de tir au monde.
De nombreuses unités antiterroristes de par le monde demandent sans cesse au GIGN de leur enseigner ses méthodes de tir. Celles-ci reposent sur une certaine psychologie du tir, initiée en son temps par le commandant Prouteau, et développée depuis grâce à une poignée de grands spécialistes de tir du GIGN.

Entrainement semi collectif: 

L’entraînement semi-collectif s’effectue au niveau de la section, en priorité quand elle est d’alerte. Il se déroule sur les bases d’entraînement du GIGN de Beynes et de Mondésir et comporte des progressions dans des bâtiments, des études de matériels ( explosifs et armes), des posés d’assaut et des rappels pendulaires à partir d’hélicoptères (Puma, EC 145, etc). 
Chaque mois, le dispositif d’alerte réalise une série d’exercices à partir d’hélicoptères. Lors de l’opération d’Ouvéa en 1988, les Puma ont joué un grand rôle durant les reconnaissances pour trouver la grotte où étaient détenus les otages.
Outre les Pumas, le GIGN peut être appelé à utiliser des hélicoptères plus légers type Ecureuil ou EC 145. L’emport est bien sûr plus réduit. Ce type d’hélicoptère peut être employé par une équipe légère précurseur ou pour assurer des missions d’observation-recherche. De même, ils s’exercent au posé d’assaut à partir d’un Puma. L’avantage d’un tel modèle d’hélicoptère, outre sa vitesse, réside dans son emport, soit huit à dix hommes, avec le matériel d’assaut.

Entrainement Collectif: 

L’entraînement collectif se conçoit au niveau des Forces (il en existe 3 principales au sein du GIGN : “intervention”, sécurité-protection”, observation-recherche”), soit plus de la moitié des effectifs, et se place dans la perspective de thémes adaptés tels une prise d’otages à bord d’un avion ou d’un navire, la préparation à l’engagement au profit de diplomates dans un pays en guerre, la coordination des moyens sur un suivi de personne…. Le volume d’un Boeing 747 ou d’un d’un Airbus - on l’a vu avec l’appareil d’Air France à MARIGNANE (Bouches-du-Rhône) nécessite un grand nombre d’hommes pour le neutraliser et progresser efficacement.

Stages: 

Une fois au sein du groupe, les membres du GIGN effectuent de nombreux stages spécifiques : pour les maîtres de chien à l’école cynophile de la Gendarmerie à GRAMAT (Lot) (ils y reçoivent une base complétée ensuite au sein du GIGN de certaines techniques propres à l’unité); pour les plongeurs d’abord à ANTIBES (Alpes-Maritimes), à l’école de plongée de la Gendarmerie, avec les 1er et 2e degrés, puis à SAINT-MANDRIER (Var), à l’école de plongée de la Marine nationale pour le stage de plongée en circuit respiratoire fermé; pour les chuteurs opérationnels lors de stages interarmes, celui de chef de groupe TAP (avec obligatoirement le brevet de moniteur commando), le stage de chuteur opérationnel à PAU (Pyrénées-Atlantiques), le stage moniteur para PEM, les stages largueur et chef-Largueur. 
D’autre part, tous les membres du GIGN peuvent passer:

  • les CT1, CT2;
  • stage corps à corps;
  • stage NEDEX (explosif) ;
  • formation de conduite rapide;
  • stage OMB (orienteur, marqueur, baliseur : stage permettant le guidage et le poser de nuit d’une formation d’hélicoptères en terrain non reconnu);
  • stage moniteur ou instructeur commando à MONT-LOUIS (Pyrénées-Orientales) au Centre national d’entraînement commando (CNEC);
  • stage de survie en Guyane au Centre d’entraînement en forêt équatoriale (CEFE).

Sans oublier les stages internes de formation au tir de précision à longue distance à BARCELONNETTE (Alpes-de-Haute-Provence), de formation aux explosifs spéciaux, d’ouverure fine, d’escalade dans les calanques de CASSIS (Bouches-du-Rhône) et à CHAMONIX (Haute-Savoie) au CNISAG. En montagne, les gendarmes de l’unité effectuent entre autre des tirs grande distance (plus de 600 mètres) par grand froid, la balistique étant différente dans ces conditions.

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